Posté le 10 février
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Une des choses que j'ai commencé à remarquer au cours des 15 dernières années en particulier, était qu'effectivement une nouvelle métaphysique, qui est un nouveau fondement de la moralité, semble s'installer dans notre société. Et cela s'est passé un peu comme ça, et encore une fois on peut le regretter ou l'admirer mais je pense que la plupart des gens observent quelque chose comme ça, il n'y a pas très longtemps, si vous vouliez être considérés comme une personne éthique ou bonne, certaines choses étaient attendues de vous.
En gros elles étaient l'héritage de la tradition judéo-chrétienne, et cela comprenait des choses comme le pardon, de charité, comme c'est entendu dans cette tradition, et bien d'autres choses.
Puis à un moment donné, les 15 dernières années, je le dis, ça s'est accéléré très clairement au cours des 10 dernières années, puis utilisé comme une arme dans les 5 dernières.
Nous voyons cette autre forme de moralité, pas totalement différente dans certaines de ses apparences, donc pour être une bonne personne, pour être considérée comme une bonne personne dans une société comme l'Australie ou en Grande-Bretagne, il faudrait par exemple souligner que vous étes antiraciste, comme si tout le reste de la société était profondément raciste, et vous étiez l'une des rares courageuses âmes prêtes à lutter contre le racisme, vous devrez vous présenter comme étant entièrement du côté des femmes en toutes circonstances et parler à chaque occasion, si vous êtes un homme mettez l'accent sur vos références féministes.
Une tendance à laquelle, comme vous le savez en lisant mon livre sur la foule, je suis sceptique.
Vous devez parler des LGBT, tout le temps, ou au moins aussi souvent que possible, et ainsi que quelques autres choses que vous pourriez ajouter, l'écologie, et peut-être quelques autres choses, qui sont devenues ce sur quoi vous insistez pour montrer que vous êtes une bonne personne.
Et finalement j'ai commencé à monter que cela était en train de devenir des pilliers, à propos desquels très inquiet parce qu'ils ne peuvent pas supporter la charge.
Mon point de vue est que les droits des LGBT, l'égalité des droits pour les femmes, l'égalité des droits des personnes quelle que soit leur origine raciale est une finalité très souhaitable, mais c'est une finalité du libéralisme au bon sens tel qu'on pourrait le comprendre, mais c'est une fondation hideuse.
Pourquoi ? Pour deux raisons en particulier, la première est que toutes ces bases pour une nouvelle morale, ont des frictions intenses entre elles-mêmes. Comme je le souligne dans le chapitre sur les transexuels, les transexuels et les femmes, ont des frictions intenses dans les revendiquations de leurs droits, pour des raisons que j'explique. Les transexuels et les gays ont des frictions intenses entre eux, pour des raisons que j'aborde dans mon livre.
Mais il y a aussi une deuxième raison, qui est que toutes ces choses que nous avons eu dans des sociétés comme l'Australie, ce sur quoi nous avons essayé de fonder notre moralité, sont elles-mêmes des composantes beaucoup plus instables que nous ne voulions admettre. Je dis dans le chapitre sur l'homosexualité au début et je le fais en partie parce que c'est la seule de ces choses minoritaires sur laquelle je peux prétendre avoir des crampons sur le mur de l'important Everest des droits libéraux, le terme gay est beaucoup plus instable que nous sommes prêts à l'admettre dans nos sociétés, nous ne savons toujours pas grand-chose à ce sujet. Je pense que nous devrions être un peu plus humbles sur certains des problèmes qui l'entourent en tant que résultat.
Mais je passe ensuite au chapitre sur les femmes, je dis dans celui là aussi que c'est beaucoup plus instable que nous sommes prêts à l'admettre. Les hommes et les femmes sont-ils exactement égaux ? Les hommes sont-ils plus compétents que les femmes dans certains domaines ? Les femmes sont-elles plus compétentes que les hommes dans certains domaines ?
Ou avons-nous juste pour commodité pour le moment atterri par exemple dans cet endroit étrange dans lequel je pense que nous sommes, où nous devons prétendre que les femmes sont exactement les mêmes que les hommes et aussi magiquement meilleurs ? Nous sommes très incertains à ce sujet, nous avons eu tendance à être totalement certains mais nous sommes très incertains. Les races, c'est un désorbre absolu, nous avons essayé de réfléchir et de gérer le mieux possible, mais il y a tout un enfer qui nous attend si nous continuons à pencher dessus si fort.
Et puis les transexuels, dont nous ne savons presque rien, et nos sociétés prétendent être incroyablement sûres. Et si je peux résumer le problème en une phrase c'est que, cette nouvelle morale que nous essayons de construire, se base sur nous prétendant que nous savons des choses que nous ne savons pas. Et exige simultanément que nous fassions semblant de ne pas savoir des choses que nous savions tous jusqu'à hier. Les relations entre les sexes.

         C'est très intéressant pour moi, vous expliquez clairement les choses que vous exposez dans le livre, sur les homosexuels, qu'il y a d'énormes différences, au sein de chaque groupe et leurs intitulés. Gays, lesbiennes et ainsi de suite, et d'énormes différences, même des frictions entre eux.
Et à bien des égards, j'imagine que le débat sur le mariage gay en Australie a suscité un profond ressentiment, je veux dire que toute personne qui a suivi le débat de près a pu constater qu'il y avait toute une série d'opinions dans la communauté gay, et en fait il y avait pas mal de gens qui ont "nous n'avons jamais cru au mariage", pourquoi voudrions-nous le faire ? Mais bien sûr vous ne l'avez pas vu dans les médias, cela ne convenait pas au narratif. Vous avez d'autres personnes qui semblent souvent utiliser dans le commerce publicitaire, ces groupes qu'ils ont constitués et en insistant sur le fait qu'ils sont parfaitement cohérents pour poursuivre leurs propres programmes.

Souvent pour poursuivre un objectif politique spécifique, je veux dire, j'ai écrit un article dans The Spectator au Royaume-Uni, et j'ai soutenu le mariage gay avant qu'il ne devienne populaire d'être en faveur du mariage gay, en expliquant ce que je considère être comme la position conservatrice pour cela, c'est un article que David Cameron a utilisé comme base pour son premier discours principal sur la question.
Je l'ai défendu comme un droit, mais je suis aussi inquiet et l'ai été depuis longtemps par l'extraordinaire intolérance des éléments de la dite communauté gay, et je dis "la dite" parce que ça n'existe pas.

         Vous savez, c'est l'un des aspects intéressants, il y a beaucoup de gays qui ne veulent pas être définis par leur sexualité, ils sont tout un tas d'autres choses, ce sont des citoyens, ils pourraient être des chaudronniers, ils pourraient être des dirigeants de la ville ou peu importe, mais soudain il y a une insistance pour qu'ils se définissent.
         
Oui, et c'est ce qui est venu très récemment, et cela arrive chez chacun de ceux que j'ai décrit, et c'est une base pour la folie. Quand les gens disent "la communauté gay" de qui parlent-ils ? C'est comme "les femmes pensent cela" oh vraiment ? 50% de l'humanité est d'accord sur la même chose ? "les noirs disent ça" vraiment ?
Maintenant, laissez-moi le dire autrement, si quelqu'un dit "j'aime la classe ouvrière" qui ça ? "j'aime la classe moyenne" qui ça ? "j'aime la haute classe" de qui parlez-vous ? Et c'est pareil, pourquoi pourquoi devrions-nous tomber dans cette interprétation de la société comme dépendant uniquement ou principalement sur les groupes d'intérêt basés sur le sexe, la race, d'orientation sexuelle et d'autres choses ?
Pourquoi ferions-nous cela ? Pourquoi retirerions-nous l'individualisme des individus, et les regrouper dans ces entités manifestement incohérentes ? Qui n'existent même pas. Elles n'existent même pas.
La communauté LGBT, amenez-moi à votre chef.

         Je suppose que, d'une manière dans ma fonction publique, la chose qui m'a tant frappé est que cela finit par nous diviser désespérément, donc nous nous concentrons toujours sur nos différences, sur les choses qui nous divisent en tant que citoyens, plutôt que les choses qui nous unissent et que nous avons en commun.
         
Et si c'était le but ? Et si c'était le but ?

         Donc votre deuxième chapitre est vraiment sur le.... le Marxisme. Ce rassemblement de groupes disparates, qui ont des griefs qui peuvent être alimentés et en quelque sorte si peuvent être utilisés comme ligne directrice pour des objectifs politiques, probablement souvent sans qu'ils s'en rendent compte, que dans un sens ils sont utilisés, peut-être la version moderne de Lénine "des idiots utiles".
         
Oui, il y a un modèle dans tout cela, comme je le dis dans ce chapitre, vous pouvez voir les fondements intellectuels, et ils viennent de cette idée que si, c'est une idée marxiste, mais elle est juste transférée à l'ère moderne, où au lieu de parler de la société et des structures de classe vous parlez des minorités comme d'une structure de groupe, et vous regroupez les gens comme ça.
Quel est le but principal ? Entre autres choses, c'est une interprétation différente de la société, qui vise donc à ségréger et à diviser les sociétés comme vous et moi pourrions les comprendre.
Pour que l'affiliation principale des gens ne soit pas que "je suis australien", mais, ou "je suis britannique" mais "je suis membre de la communauté LGBT de la grande région de Sydney", par exemple.
Vous pouvez prédire avec une précision de 100%, les personnes qui encouragent cela, les personnes qui saisiront la dernière réclamation par un groupe d'intérêt, et qui foncent. Et ce sont toujours les gens, toujours les gens, qui par le passé, avaient une autre façon d'essayer d'attaquer nos sociétés, avaient une vision du monde radicalement marxiste par exemple.
Nous le savons avec la question écologique, et encore, comme les problèmes de droits à propos desquels j'écris dans ce livre, ils réussissent parce qu'ils ne sont pas basés sur rien. Vous savez que le mouvement écologiste est basé sur quelque chose avec l'environnement et avec notre planète, mais il a cet horrible double sens qui continue de s'exposer, comme ne désirant pas une meilleure relation entre nous dans notre environnement mais par exemple la fin du capitalisme.
Et c'est pareil avec ça, j'expose dans chacun des chapitres, les gens qui l'ont fait à répétition et désespérément, ils croient par exemple qu'être une femme devrait être que la première étape dans une mission plus large visant à faire tomber le capitalisme, je ne pense pas que la plupart des femmes sont d'accord avec cela, la plupart seront plutôt surprises d'être utilisées dans ce manière.
Mais c'est très clairement et explicitement, et je cite les différents universitaires et écrivains qui poussent cela depuis des années, c'est explicitement le but et c'est pourquoi, comme je le dis, vous pouvez toujours prédire exactement qui va s'accrocher à la dernière réclamation. Quand, par exemple, le grand homme barbu avec des organes génitaux masculins, remporte le concours d'haltérophilie féminin, vous pouvez prédire avec 100% de précision, qui va dire "ouais quel est le problème avec ça ?" et les gens qui vont dire "hmm je ne suis pas sûr que Clive le grand haltérophile devrait remporter la catégorie féminine", vous pouvez le prédire, et les gens qui disent "pourquoi vous avez un problème avec ça ?" sont les mêmes personnes qui croyaient dans le passé que nos sociétés devaient être eclatées d'une autre façon, et maintenant ils aimeraient le faire de cette façon.

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