Posté le 9 août  | Édité le 10 août
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Psychose de masse

« Les masses n’ont jamais eu soif de vérité. Elles se détournent des évidences qui ne sont pas à leur goût, préférant diviniser l’erreur, si l’erreur les séduit. Celui qui peut leur fournir des illusions est facilement leur maître ; quiconque tente de détruire leurs illusions est toujours leur victime.» Gustave Le Bon

Selon Carl G. Jung, le maître de la psychanalyse, la plus grande menace pour la civilisation ne réside pas dans les forces de la nature, ni dans aucune maladie physique, mais dans notre incapacité à faire face aux forces de notre propre psychisme. Nous sommes nos pires ennemis, ou comme le dit le proverbe latin, « L’homme est le loup de l’homme ». Dans une civilisation en transition, Jung déclare que ce proverbe « est un truisme triste, mais éternel », et que nos tendances de loup entrent le plus en jeu dans les moments de l’Histoire où la maladie mentale devient la norme, plutôt que l’exception au sein d’une société ; une situation que Jung a appelé une “épidémie psychique”. « En effet, il devient de plus en plus évident, écrit-il, que ce n’est pas la famine, ni les tremblements de terre, ni les microbes, ni le cancer, mais l’homme lui-même qui est le plus grand danger de l’homme pour l’homme, pour la simple raison qu’il n’existe pas de protection adéquate contre les troubles psychiques. Lesquelles sont infiniment plus dévastatrices que la pire des épidémies, ou catastrophes naturelles. » Carl G. Jung – La vie symbolique.

Dans cette vidéo, nous allons explorer la plus dangereuse de toutes les épidémies psychiques : la psychose de masse.
Une psychose de masse est une épidémie de folie, et elle se produit lorsqu’une grande partie de la société perd le contact avec la réalité et sombre dans les illusions. Un tel phénomène n’est pas une fiction. Deux exemples de psychoses de masse sont les chasses aux sorcières américaines et européennes au 16e et 17e siècle, et la montée du totalitarisme au 20e siècle.

Au cours de la chasse aux sorcières, des milliers d’individus, principalement des femmes, ont été tués non pour des crimes qu’ils ont commis, mais parce qu’ils sont devenus les boucs émissaires de sociétés devenues folles : « Dans certains villages suisses, écrit Frances Hill, il n’y avait presque plus de femmes en vie après que la frénésie se soit éteinte.

Lorsqu’une psychose de masse survient, les conséquences sont dévastatrices.

Carl G. Jung a étudié ce phénomène, et a écrit que les individus qui composent la société infectée « deviennent moralement et spirituellement inférieurs » ils « descendent inconsciemment à un niveau intellectuel inférieur », ils deviennent « plus déraisonnables, irresponsables, émotionnels, erratiques et peu fiables », et le pire de tous « les crimes que l’individu seul ne pourrait jamais supporter sont librement commis par le groupe [frappé par la folie]. »

Ce qui aggrave les choses, c’est que ceux qui souffrent d’une psychose de masse ne sont pas conscients de ce qui se passe. Car de même qu’un individu devenu fou ne peut sortir de son esprit pour observer les erreurs de ses voies, de même il n’y a pas de point d’Archimède à partir duquel ceux qui vivent une psychose de masse peuvent observer leur folie collective.

Mais qu’est-ce qui cause une psychose de masse ?

Pour répondre à cette question, nous devons d’abord explorer ce qui rend un individu fou.
Bien qu’il existe de nombreux déclencheurs potentiels de folie, tels qu’une consommation excessive de drogues ou d’alcools, des lésions cérébrales et d’autres maladies, ces causes physiques ne nous concernent pas ici. Notre préoccupation concerne les déclencheurs psychologiques, ou ce qu’on appelle les déclencheurs psychogènes, car ce sont les coupables les plus courants de la psychose de masse.

La cause psychogène la plus répandue d’une psychose est un flot d’émotions négatives, telles que la peur ou l’anxiété, qui pousse l’individu dans un état de panique. Lorsqu’il est dans un état de panique, un individu cherchera naturellement un soulagement, car il est trop épuisant mentalement et physiquement pour subsister dans cet état hyperémotionnel. Alors que l’évasion de l’état de panique peut être accomplie par des moyens adaptatifs, tels que faire face et vaincre la menace génératrice de peur, une autre façon d’échapper et de subir une pause psychotique. Une rupture psychotique n’est pas une descente dans un état de plus grand désordre comme beaucoup le croient, mais une réorganisation de son monde expérientiel qui mélange réalité et fiction, ou délire et réalité, d’une manière qui aide à mettre fin aux sentiments de panique.

Silvano Arieti, l’une des plus grandes autorités du 20e siècle sur la schizophrénie, explique les étapes psychogènes qui mènent à la folie : d’abord, il y a : « la phase de panique — lorsque le patient commence à percevoir les choses d’une manière différente, cela l’effraye, et il ne sait pas comment expliquer les choses « étranges qui se produisent ». (Interprétation de la schizophrénie)

L’étape suivante est, ce qu’Arieti appelle : une phase de psychotic insight , par laquelle l’individu « réussit à “assembler les choses” en concevant une façon pathologique de voir la réalité, et qui lui permet d’expliquer son expérience. Le phénomène est appelé “insight”, car le patient voit enfin du sens et des relations dans ses expériences. Mais la perspicacité est psychotique parce qu’elle est basée sur des illusions [incompréhensible] Les délires, en d’autres termes, permettent à l’individu paniqué d’échapper au flot d’émotions négatives, mais au prix d’une perte de contact avec la réalité et pour cette raison Arieti dit qu’une pause psychotique peut être considérée comme une « manière anormale » de faire face à un état d’anxiété extrême.
Si un flot d’émotions négatives déclenchant la panique, chez un individu faible et vulnérable, peut déclencher une rupture psychotique, alors une psychose de masse peut survenir lorsqu’une population d’individus faibles et vulnérables est entraînée dans un état de panique par des menaces réelles, imaginaires, ou fabriquées.
Mais comme les délires peuvent prendre de nombreuses formes et que la folie peut se manifester d’innombrables manières, la manière spécifique dont se déroule une psychose de masse différera en fonction du contexte historique et culturel de la société infectée. Mais à l’époque moderne, c’est la psychose de masse du totalitarisme qui apparaît comme la plus grande menace : le « totalitarisme », écrit Arthur Versluis, « est le phénomène moderne du pouvoir étatique centralisé total couplé à l’effacement des droits humains individuels : dans l’État totalitaire, il y a ceux qui sont au pouvoir, et il y a les masses objectivées, les victimes.» [i](Les nouvelles inquisitions.)

Dans une société totalitaire, la population est divisée en deux groupes : les gouvernants et les gouvernés ; et les deux groupes subissent une transformation pathologique.

    Les dirigeants sont élevés à un statut presque divin qui est diamétralement opposé à notre nature d’êtres imparfaits qui sont facilement corruptibles par le pouvoir.

      Les masses, en revanche, se transforment en sujets dépendants de ces dirigeants pathologiques, et régressent psychologiquement jusqu’à prendre un statut enfantin.

      Hannah Arendt, l’une des plus éminentes spécialistes de cette forme de gouvernement au XXe siècle, a qualifié le totalitarisme de tentative de transformation de la « nature humaine elle-même ». Mais cette tentative de transformation ne fait que transformer les esprits sains en esprits malades, car, comme l’a écrit le médecin néerlandais qui a étudié les effets mentaux sous le totalitarisme : « [...] il y a en effet beaucoup de choses comparables entre les réactions étranges des citoyens du [totalitarisme] et leur culture dans son ensemble d’une part et les réactions du schizophrène malade d’autre part. Josst Meerloo, Rape of the mind.

      La transformation sociale qui se déroule sous le totalitarisme est construite et soutenue par des illusions. Car seuls les hommes et les femmes trompés régressent vers le statut enfantin de sujets obéissants et soumis, remettant le contrôle complet de leur vie aux politiciens et aux bureaucrates.
      Seule une classe dirigeante trompée croira posséder les connaissances, la sagesse et la perspicacité nécessaires pour contrôler complètement la société de manière descendante. Et ce n’est que sous le charme des illusions que quelqu’un pourrait croire qu’une société composée de dirigeants avides de pouvoir, d’une part, et d’une population psychologiquement en régression, de l’autre, conduira à autre chose que des souffrances de masse, et la ruine sociale.

      La psychose de masse du totalitarisme a été induite à plusieurs reprises au cours de l’histoire, et, comme l’explique Meerloo : « il s’agit simplement de réorganiser et de manipuler les sentiments collectifs de la bonne manière. La méthode générale par laquelle les membres d’une élite dirigeante peuvent atteindre cet objectif est appelée “menticide” , l’étymologie de ce mot étant “un meurtre de l’esprit”», et comme Meerloo l’explique plus loin : « Le menticide est un vieux crime contre l’esprit humain [incompréhensible]. C’est un système organisé d’intervention psychologique à l’aide duquel une classe dirigeante à travers son système judiciaire est capable « d’imprimer » ses propres désirs dans l’esprit de ceux qu’ils prévoient d’utiliser et de détruire (c’est le viol de l’esprit)/ L’amorçage d’une population pour le crime de menticide commence par semer la peur afin de placer une population dans un état de panique qui va la préparer à une descente dans les croyances illusoires d’une psychose. Une technique particulièrement efficace pour atteindre cet objectif consiste à utiliser des vagues de terreur.
      Avec cette technique, le semis de peur est échelonné avec des périodes de calme, mais chacune de ces périodes de calme est suivie de la fabrication d’un “sort” de peur encore plus intense, et ainsi de suite, le processus se poursuit, ou comme l’écrit Meerloo : « Chaque vague de terreur […] crée ses effets plus facilement après une pause, car les gens sont toujours perturbés par l’expérience précédente. La moralité devient en même temps plus basse, et les effets psychologiques de chaque nouvelle campagne de propagande deviennent plus forts, et atteigne le public déjà “attendri” » Josst Meerloo.

      Alors que la peur prépare une population au menticide, l’utilisation de la propagande pour rependre la désinformation et favoriser la confusion quant à la source des menaces et à la nature de la crise contribue à briser l’esprit des masses. Les représentants du gouvernement, et leurs laquais dans les médias peuvent utiliser des rapports contradictoires, des informations absurdes et même des mensonges flagrants, car plus ils l’embrouillent, moins une population sera capable de faire face à la crise et de diminuer sa peur de manière rationnelle, et de manière adaptative. La confusion, en d’autres termes, augmente la probabilité d’une descente dans les illusions du totalitarisme, ou, comme l’explique Meerloo : « La logique peut se rencontrer avec la logique, alors que l’illogique ne le peut pas – elle embrouille ceux qui pensent correctement. Le Grand Mensonge et les absurdités répétés de façon monotone ont plus d’attrait émotionnel, que la logique et la raison. Alors que les gens cherchent toujours un contre-argument valable au premier mensonge, les totalitaires peuvent [continuer] de les agresser avec un autre.» Joost Meerloo ; Rape of mind.

      Jamais auparavant dans l’histoire, des moyens aussi efficaces n’avaient existé pour manipuler une société dans la psychose du totalitarisme. Les téléphones intelligents et les médias sociaux, la télévision et Internet, le tout associé à des robots (A.I) qui diffusent la propagande par l’intermédiaire d’algorithmes mis au point pour censurer rapidement le flux d’informations indésirables, permettent ainsi aux gouvernants d’agresser facilement l’esprit des masses. De plus, la nature addictive de ces technologies signifie que de nombreuses personnes se soumettent volontairement à la propagande de l’élite dirigeante avec une fréquence remarquable : « La technologie moderne, explique Meerloo, enseigne à l’homme à prendre pour acquis le monde qu’il regarde ; il ne prend pas le temps de prendre du recul et de réfléchir. La technologie l’attire, l’entraînant dans des divagations. Il n’y a pas de repos, pas de méditation, pas de réflexion, pas de conversation – les sens sont perpétuellement bombardés de stimuli. L’Homme n’apprend plus à remettre en question son monde, l’écran lui offre des réponses toutes faites. » Joost Meerlo, Le Viol de l’esprit.

      Mais il y a une étape supplémentaire que les prétendus dirigeants totalitaires peuvent franchir pour augmenter le risque d’une psychose totalitaire, c’est d’isoler les victimes et de perturber les interactions sociales normales. L’individu, lorsqu’il est seul et sans interaction normale avec ses amis, sa famille et ses collègues, devient beaucoup plus perméable aux idées délirantes pour plusieurs raisons : premièrement, il perd le contact avec la force corrective de l’exemple positif. Car tout le monde n’est pas dupé par les machinations de l’élite dirigeante, et les individus qui voient à travers la propagande peuvent aider à libérer les autres de l’agression menticide. Si, cependant, l’isolement est imposé, la puissance de ces exemples positifs diminue considérablement. Mais une autre raison pour laquelle l’isolement augmente l’efficacité du menticide est que, comme de nombreuses autres espèces, les êtres humains sont plus facilement conditionnés à de nouveaux schémas de pensée et de comportements lorsqu’ils sont isolés, ou comme l’explique Meerloo à propos des travaux du physiologiste Ivan Pavlov sur le conditionnement comportemental : « Pavlov a fait une autre découverte importante le : réflexe conditionné pourrait être développé plus facilement dans un laboratoire calme avec un minimum de stimuli perturbateurs. Chaque dresseur d’animaux le sait par sa propre expérience ; l’isolement et la répétition patiente des stimuli sont nécessaires pour apprivoiser les animaux sauvages. Les totalitaires ont suivi cette règle. Ils savent qu’ils peuvent conditionner leurs victimes politiques plus rapidement s’elles sont maintenues en isolement. »

      Seule, confuse, et battue par des vagues de terreur, une population victime d’une attaque menticide tombe dans un état désespéré et vulnérable. Le flux incessant de propagande transforme des esprits autrefois capables de pensées rationnelles, en des théâtres de forces irrationnelles, et avec le chaos tourbillonnant autour d’eux, et en leur sein, les masses aspirent à un retour à un monde plus ordonné.
      Les prétendus totalitaires peuvent désormais franchir le pas décisif : ils peuvent offrir une issue et un retour à l’ordre dans un monde qui semble évoluer rapidement en sens inverse. Mais tout cela a un prix : les masses doivent renoncer à leur liberté, et céder le contrôle de tous les aspects de la vie à l’élite dirigeante. Ils doivent renoncer à leur capacité d’être des individus autonomes, responsables de leur propre vie, et devenir des sujets soumis et obéissants. En d’autres termes, les masses doivent sombrer dans les délires de la psychose totalitaire. « Les systèmes totalitaires du 20e siècle représentent une sorte de psychose collective », écrit le docteur Joost Meerloo. « Que ce soit graduellement ou soudainement, la raison et la décence humaine commune ne sont plus possibles dans un tel système : il n’y a qu’une atmosphère de terreur omniprésente, et une projection de “l’ennemi” imaginé se trouver “au milieu de nous” ». Ainsi, la société se retourne contre elle-même, poussée par les autorités au pouvoir. » J. Meerloo.

      Mais l’ordre d’un monde totalitaire est d’ordre pathologique. En imposant une stricte conformité et en exigeant une obéissance aveugle des citoyens, le totalitarisme débarrasse le monde de la spontanéité qui produit de nombreuses joies de la vie et qui fait avancer la société. Le contrôle total de cette forme de gouvernement, quel que soit son nom et qu’il soit dirigé par des scientifiques et des médecins, des politiciens et des bureaucrates, ou un dictateur, engendre la stagnation, la destruction et la mort à grande échelle.
      Et donc, peut-être que la question la plus importante à laquelle le monde est confronté est de savoir : comment empêcher le totalitarisme ?
      Et si une société a été induite aux premiers stades de cette psychose de masse, les effets peuvent-ils être inversés ?

      Bien qu’on ne puisse jamais être sûr du pronostic d’une folie collective, il existe des mesures qui peuvent être prises pour aider à effectuer une guérison. Cette tâche cependant, nécessite de nombreuses approches différentes, de la part de nombreuses personnes différentes. Car tout comme l’attaque menticide est multiple, la contre-attaque doit l’être aussi. Selon Carl G. Jung, pour ceux d’entre nous qui souhaitent aider à retrouver la raison dans un monde insensé, la première étape consiste à mettre de l’ordre dans notre propre esprit, et à vivre d’une manière qui inspire les autres à suivre : « Ce n’est pas pour rien que notre époque crie à la personnalité rédemptrice. Pour celui qui peut s’émanciper de l’emprise de la psychose collective, et sauver au moins sa propre âme, qui allume une lueur d’espoir pour les autres, proclamant qu’il y a au moins un homme qui a réussi à s’extirper de l’identité fatale avec la psyché de groupe. »

      Mais en supposant que l’on vive d’une manière libérée de l’emprise de la psychose, d’autres mesures peuvent être prises : premièrement, l’information qui s’oppose à la propagande doit être diffusée aussi loin et aussi largement que possible. Car la vérité est plus puissante que la fiction et les faussetés colportées par les prétendus dirigeants totalitaires et donc leur succès dépend en partie de leur capacité à censurer la libre circulation de l’information.

      Une autre tactique consiste à utiliser l’humour et le ridicule pour délégitimer l’élite dirigeante ou, comme l’explique Meerloo : « Nous devons apprendre à traiter les démagogues et les aspirants dictateurs parmi nous avec l’arme du ridicule. Le démagogue lui-même, est presque incapable d’humour d’aucune sorte, et si nous le traitons avec humour, il commencera à s’effondrer. » Une tactique recommandée par Vaclav Havel, un dissident politique sous le régime communiste soviétique qui devint plus tard le président de la Tchécoslovaquie, est la construction de ce que l’on appelle des “structures parallèles”.
      Une structure parallèle est toute forme d’organisation, d’entreprise, d’institution, de technologie ou de poursuite créative qui existe physiquement au sein d’une société totalitaire, mais moralement en dehors de celle-ci.
      En Tchécoslovaquie communiste, Havel a noté que ces structures parallèles étaient plus efficaces pour combattre le totalitarisme que l’action politique. De plus, lorsque suffisamment de structures parallèles sont créées, une “seconde culture” ou “société parallèle” se forme et fonctionne spontanément comme une enclave de liberté et de raison dans un monde totalitaire. Ou, comme Havel l’explique dans son livre Le pouvoir des impuissants : « […] qu’est-ce que des structures parallèles d’autre qu’un espace où une vie différente peut être vécue, une vie qui est en harmonie avec ses propres objectifs, et qui à son tour, se structure en harmonie avec ses objectifs ? […] Que sont ces tentatives initiales d’auto-organisation sociale que les efforts d’une certaine partie de la société. […]se débarrasser des aspects auto-entretenus du totalitarisme et ainsi s'en sortir radicalement. » Vaclav Havel.

      Mais ce qu’il faut avant tout pour empêcher une descente complète dans la folie du totalitarisme, c’est l’action du plus grand nombre. Car, tout comme l’élite dirigeante ne reste pas passive, mais prend des mesures délibérées pour augmenter son pouvoir, de même un effort actif concerté doit être fait pour ramener le monde dans le sens de la liberté. Cela peut être un immense défi dans un monde en proie aux illusions du totalitarisme, mais comme l’a noté Thomas Paine, dans Crise Américaine :

      « La tyrannie, comme l’enfer, n’est pas facilement vaincue ; pourtant, nous avons cette consolation avec nous, que plus le conflit est dur, plus le triomphe est glorieux. »







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